Décision de la STF ouvre la voie aux clubs
Le ministre Luiz Fux, de la Cour suprême fédérale, a accepté la demande du Flamengo pour intégrer trois Actions Directes d'Inconstitutionnalité qui discutent de l'avenir des maisons de paris au Brésil. Avec cette inclusion, le club carioca pourra défendre la suspension immédiate des effets de la Mesure Provisoire signée par le président Lula.
Motifs d'urgence
Le Flamengo soutient que le Congrès national prendra du temps pour analyser la question et que, dans cet intervalle, les dommages seront déjà irréversibles. L'interdiction soudaine des parrainages, selon le club, menace les disciplines qui ne génèrent pas assez de recettes propres et met en péril la préparation des athlètes pour les Jeux olympiques de 2028.
- Les athlètes médaillés et les jeunes espoirs dépendent de la structure maintenue avec ces ressources.
- Le délai de dix jours pour retirer les marques et annonces est jugé irréalisable, car il concerne des uniformes déjà vendus et des diffusions programmées.
Impact financier sur le football
La direction rubro-negra estime des pertes allant jusqu'à 430 millions R$ pour le Flamengo seul. À l'échelle nationale, le préjudice pourrait atteindre 2,5 milliards R$. Le club avertit en outre que la mesure encourage la migration vers des plateformes clandestines plutôt que d'éliminer les paris.
Position inédite parmi les clubs
Jusqu'à présent, le Flamengo est le premier club à saisir directement la STF pour contester la décision gouvernementale. D'autres clubs ne s'étaient exprimés que par des communiqués et un boycott des réunions au ministère des Sports.