Un nouveau chapitre dans le viseur de la Police fédérale
Le sénateur Flávio Bolsonaro (PL-RJ), qui figure également comme candidat à la présidence de la République, est désormais visé par une enquête de la Police fédérale consacrée à déterminer comment a été financée la production du film « Dark Horse ». L’enquête porte sur des soupçons de blanchiment d’argent, corruption et évasion de devises.
Comment l’enquête a été ouverte
La procédure a été ouverte en juillet, mais n’a pu se poursuivre qu’après que le juge André Mendonça, du Supremo Tribunal Federal, a donné son accord à la demande formulée par la Police fédérale elle-même. Sans cette autorisation, l’enquête n’aurait pas pu avancer.
Ce qui est analysé
Selon les informations disponibles, les enquêteurs cherchent à reconstituer le parcours de l’argent qui a financé l’œuvre cinématographique. L’œuvre aborde la trajectoire politique liée à la famille Bolsonaro, ce qui accroît l’intérêt public pour l’affaire.
- Blanchiment d’argent : vérifier si des fonds d’origine illicite ont été dissimulés par le biais de la production audiovisuelle ;
- Corruption : déterminer s’il y a eu des avantages indus liés au financement ;
- Évasion de devises : enquêter sur un éventuel envoi irrégulier de fonds à l’étranger.
Qui est l’enquêté
Flávio Bolsonaro occupe un siège au Sénat pour Rio de Janeiro et est l’un des noms du PL dans la course présidentielle. Sa qualité de parlementaire et de pré-candidat place l’enquête dans une zone sensible, qui tend à avoir des répercussions tant sur le plan juridique que sur l’échiquier électoral.
Prochaines étapes
Avec l’aval du juge du STF, la Police fédérale poursuit les diligences. L’enquête reste sous secret, et de nouveaux développements — comme des auditions, des levées de secret ou des demandes d’inculpation — pourront survenir à mesure que les investigations progressent. L’affaire s’ajoute à d’autres fronts d’enquête impliquant des membres du clan Bolsonaro.
La défense du sénateur ne s’est pas encore exprimée publiquement sur le contenu précis des soupçons. L’espace reste ouvert à une éventuelle réponse.